Copyright © 2012. Tous droits réservés.Contactez l'auteur à votremail@votrehebergeur.ext
Article recherché :
 
Rechercher dans :
Trier selon :

Laissons-nous un mois.


Le récit d'un homme, à qui sa fiancée vient d'annoncer le souhait de prendre un mois de réflexion pour faire le bilan sur l'état de leur couple.

Quelques feuilles de platanes disséminées çà et là annonçaient la précocité de l'automne. La tristesse de mon visage faisait peine à voir. Laurine venait de m'enlever le sourire pour une trentaine de longues et épuisantes journées. Je réagissais péniblement à cette proposition. Je m'usais à trouver des solutions. Dans cette laborieuse attente, je tentais de me rassurer comme je le pouvais, toutefois, rien n'y faisait ; je sentais que je l'avais perdue. Dans son analyse de la situation, il lui suffirait d'être simplement heureuse pour me quitter. Il était manifeste que  René l'aiderait.

15 pages d' interrogations amoureuses.

Hélène Aria

Nouvelle envoyée par courriel au format pdf


Cliquez ici pour commander.

Quand j'y pense...


Le narrateur se laisse emporter à nous parler de René :

Remarque, on était bien payé. A l'époque, la campagne s'étendait à perte de vue. Les produits de son sol étaient autrement plus diversifiés qu'aujourd'hui. Nous n'avions qu'à tendre la main pour nous alimenter. Bon, j'admets, on maraudait. Mais pouvait-on laisser pourrir sur place cette arrogante quantité de fruits mûrs, durs, charnus, pulpeux, ce que tu veux... Ils nous attiraient trop !
Leur simple vue nous faisait rougir de tentation tout autant qu'ils avaient eux-mêmes rougi aux attraits du soleil !
Après tout, ils ne demandaient qu'à nous offrir leurs joues colorées !
C'eut été du gâchis de les laisser esseulés !  Pire : du gâchis organisé. C'est dans ces moments-là qu'il était gigantesque. Je parle de René, évidemment. Le seul qui réussissait à atteindre le sommet des arbres, c'était lui. Il se perchait comme un singe sur les branches de n'importe quel végétal et en recueillait chaque fois ses plus beaux agrumes. Colossal je vous dis ! Si seulement, en plus d'être géant, il avait pu être éléphantesque, il se serait aplati, le saligaud. Quand j'y pense...

15 pages d'une inquiétante mansuétude.

Baptiste Serra

Nouvelle envoyée par courriel au format pdf

Cliquez ici pour commander.
    

Dialogue entre amis.


La discussion entre deux hommes qui se rencontrent pour la première fois.
  • Je parie que tu travailles dans l'informatique... spécialiste des machines à programmer des tas de trucs qui ne servent qu'à embrouiller le cerveau !
  • A quoi l'as-tu remarqué ?
  • Tes paluches. Regarde les miennes, de vraies taloches de maçon !
La comparaison était frappante. On pouvait difficilement les confronter tellement il y avait de différences. Dire que la corne des battoirs de Pierre était apparente eût été un doux euphémisme ! De la paume des mains jusqu'à la pointe des doigts, leurs excroissances faisaient peur à voir. Elles étalaient leurs callosités avec tant d'évidence, qu'avec le temps, c'est certain, elles avaient dû en fausser la mesure de l'empan. Il aimait blaguer :
  • Avec la pression de mon seul pouce, je suis capable de t'écrire d'un coup tout l'alphabet du clavier !
15 pages d'une lecture aussi rapide qu'étrange...

Luca Valence

Nouvelle envoyée par courriel au format pdf

Cliquez ici pour commander.

Jour de noces.


Le bonheur d'un père apprenant le mariage de sa fille aînée.

A plusieurs reprises il lui  fixa rendez-vous. Que ce soit dans le cadre d'une discussion en tête-à-tête, d'une soirée au restaurant ou en d'autres circonstances, ses invitations essuyèrent chaque fois un brusque et catégorique refus !
Sara restait énigmatique, distante, presque intouchable... Il tentait de saisir la portée de ce comportement, toutefois,  sans y parvenir vraiment. Indéniablement, selon lui, elle le rejetait. Afin  d'appréhender avec le maximum d'impartialité cette attitude de repoussoir constant, il décida de remonter jusqu'à l'enfance de sa propre fille.
Entre quatre murs de prison, on apprend vite à se remettre en question. C'est en se servant de cette expérience, pensait-il,  qu'il arriverait à découvrir l'origine du malaise.

15 pages insolites...

Lee Milia

Nouvelle envoyée par courriel au format pdf


Cliquez ici pour commander.

Toi, Elle, l'Amour et moi...


Lorsque je pense à Elle, je revois ses longs cheveux glisser  entre mes doigts et filer au vent à la manière du magicien manipulant ses foulards en satin. Ils apparaissent, disparaissent, toujours dans une grâce agile et délicate, virevoltants au moindre courant d'air, au moindre mouvement de mains.

Lorsque je pense à Toi, l'ouïe perçoit le son de ta voix, douce et mélodieuse, se diffusant de gouttière en fossette afin  d'atteindre, tout en caresse, le passage sensible la conduisant à son sanctuaire. Harmonieuse, apaisante, elle chante au vent léger la complainte des amants retrouvés.

Lorsque je pense à l'Amour,  j'imagine la félicité de deux corps désemparés par la découverte du plaisir extasié. Recherche, exploration, perdition : succomber sous les courbes romanesques de cet ultime corps à corps et périr de volupté, submergé par l'immensité du bonheur.

Lorsque je pense à moi, je me retrouve face à la dure réalité ; qui entre Elle l'Amour et Toi ?

15 pages d'intenses ressentis sentimentaux...

Aube Sandra                    Nouvelle envoyée par courriel au format pdf

Cliquez ici pour commander.

Crise d'adolescence.


S'il ne tenait qu'à moi, j'enverrais tout bouler ! 
La société, ses structures, ses contraintes, ses valeurs, ses mérites, sa morale, ses pudeurs, son honnêteté... tout quoi !
Le dégoût total.
Pire qu'une aversion, une répulsion allant au-delà même de la satire. L'écoeurement absolu. Digne des plus grandes épidémies.
Que l'on ne vienne pas me dire qu'il s'agit d'une crise d'adolescence, d'un mal-être en puissance ou d'une forme dérivée de rébellion enfantine ; ce serait du mépris !
Il s'agit de bien plus encore : de désertion.
Et sans vouloir contrarier la tranquillité du plus infime esprit, j'ai besoin d'afficher cette dissidence.
De montrer et de prouver à quel point une simple indignation peut pousser à l'anarchie, peut mener à la révolution.
Mais le risque de mutinerie existe-t-il vraiment ? 
J'en doute fort. De nos jours, les plus agités d'entre nous se glissent en contestation dans les urnes de la révolte. L'insurrection des sans-culottes s'est transformée aujourd'hui en bulletin de vote...

15 pages d'insoumission et de désobéissance.

Léna                          Nouvelle envoyée par courriel au format pdf

Cliquez ici pour commander.

La rencontre.


Tout les opposait. La stature, le caractère, la culture, le savoir, l'intelligence, bref, une accumulation de différences les séparait, cependant, le hasard les fit un jour se rencontrer. De la plus étrange des manières : sous un porche, en face d'une église, lors d'une célébration nuptiale.
Un soleil resplendissant éclairait la mariée. Les trois hommes la contemplaient de loin, éblouis par la beauté et le bonheur de cet instant particulier. Sa robe illuminait l'espace. Elle brillait comme des cristaux d'aragonite, attirant sur elle leurs regards envoûtés  par l'effet de ses reflets nacrés. Ils paraissaient hypnotisés, aveuglés par la clarté de ce miroir improvisé. La solennité du cérémonial n'était sans doute pas étrangère à leur fascination, toutefois, il était visible qu'elle opérait plus fortement son magnétisme sur deux d'entre eux. Ils vivaient ce moment en toute gravité, laissant transparaître une authentique émotivité. On les sentait touché. Etrangers aux festivités, mais tout de même concernés...
Etonnamment, cette effervescence leur serrait le cœur.
Etait-ce dû aux faits de lointaines réminiscences ?
Au réveil de vieux souvenirs ?
Ou bien étaient-ils simplement empreints de trop de sentimentalisme ?

15 pages intrigantes

Edouardo Dela

Nouvelle envoyée au format pdf par courriel

Cliquez ici pour commander.

La déconvenue.


La messe était dite. Leur mariage partit en lambeaux sans qu'ils aient réellement eu le temps de le consommer. Paillettes, confettis, cotillons, tout fut dispersé aux quatre vents et jeté en un temps record aux oubliettes. Alors qu'ils n'attendaient de leur union que bonheur et félicité, ils n'eurent en retour que désillusions et regrets.
Un Waterloo sentimental à la hauteur de l'espérance souhaitée.
Comment avaient-ils pu atteindre aussi rapidement cette morne plaine ?
L'intransigeance de Mathieu n'était en rien étrangère à la dégradation de leurs rapports conjugaux. Le jeune homme affichait trop ostensiblement ses convictions. 
Quel que soit le sujet abordé, sa pensée devait triompher. Il supportait difficilement la contradiction. Il croyait raisonner à la manière d'un vieux sage, sûr de son fait et de la qualité de ses idées. En réalité, il ânonnait des futilités d'une arrogante platitude et d'une prétention rarement égalées. Mathieu était bourré de principes. Un vrai terrien enraciné dans ses certitudes. Le rêve était son ennemi, l'aventure aussi.
De son côté, et depuis qu'elle l'avait épousé, Sara doutait. Il lui fallut seulement quelques semaines pour s'en rendre compte. La déconvenue fut totale. D'abord silencieuse, puis interrogative, elle se révéla enfin à la limite de la répulsion.

Le face-à-face entre deux réalités de vie, entre deux vérités qui se confrontent.

Giuseppe Loris

Nouvelle envoyée au format pdf par courriel
Cliquez ici pour commander.

La greffe.


Rapatrié sur la métropole, René venait d'être admis de toute urgence au sein du service Hémato-Immunologie de la capitale. Son état général s'était dégradé en quelques jours, sans signes avant-coureurs, avec une surprenante rapidité. Frappé d'une leucémie myéloïde aiguë, le diagnostic ne laissait entrevoir qu'une foudroyante progression de la maladie. Les examens et prélèvements confirmaient journellement cette évolution pathologique. La phase de destruction des cellules leucémiques ayant échoué - l'infection gagnait du terrain -  il fut décidé par l'équipe soignante de trouver un donneur afin de procéder à une greffe de moelle osseuse. L'appel fut d'abord lancé à ses proches, puis ensuite à sa famille. L'homme n'avait aucun ami, il vivait de connaissances.
C'est ainsi que Richard fut contacté. Le choc fut à la hauteur de sa surprise. Il allait revoir son frère.
Depuis combien de temps étaient-ils séparés ?
Dix, onze, douze, quinze années ?
Il ne se souvenait plus exactement, et cela revêtait peu d'importance. Seule l'annonce de le savoir mourant l'emporta dans une vive émotion.
Comment devait-il se comporter ?
Allait-il réussir à gommer toutes les dissensions du passé ?
Il y réfléchit peu et décida de se rendre aussitôt à son chevet.
Ce n'est pas en de telles circonstances que l'on règle ses comptes...

15 pages de regards croisés.

Luciano Houri

Nouvelle envoyée au format pdf par courriel

Cliquez ici pour commander.

Les funérailles.


A l'enterrement, il y avait tout le monde. Richard était en tête de cortège, détendu et souriant. A ses côtés, Sara et son autre fille s'affichaient fièrement en compagnie de leur père. Sur la même ligne, Léna et Jacques exprimaient enfin leur bonheur : l'amour l'avait emporté.
Collé au pas de ses amis, Pierre ne semblait préoccupé que par une seule chose : dissimuler ses trop confortables paluches. Il avait trouvé la bonne solution en basculant la veste de son costume par-dessus son épaule. De cette manière, il ne présentait qu'une seule main à la vue de tous.
Plus loin, discrètement, suivait Mathieu. Le jeune homme avait perdu de sa superbe. Visiblement, il tentait de reconquérir Sara. Son père et lui s'ignoraient cordialement.
En mire, le cercueil de René traçait la route. Elle le conduisait à sa dernière demeure : le caveau familial.
Les funérailles furent d'une remarquable sobriété. Aucune émotion ne se dégagea de cette procession. Pas le moindre signe de recueillement. Au mieux, on était venu constater les obsèques. Au pire, faire acte de présence et s'assurer que le mort allait bien être enterré...

Epilogue d'une histoire...

Emilio Caccia

Nouvelle envoyée au format pdf par courriel

Cliquez ici pour commander.

Titre de paragraphe

Saisissez le texte du paragraphe ici


Site web créé avec Lauyan TOWebDernière mise à jour : mardi 10 avril 2012